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Sphagnum majus (Russ.) C. Jens.

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Sphagnum majus est une sphaigne dioïque du sous-genre Cuspidata . Elle se caractérise par son petit bourgeon apical, son capitulum vert à brun foncé et ses fascicules composées de quatre branches peu différentiées. D'un point de vue microscopique, la surface dorsale des hyalocystes des feuilles raméales possède de 8 à 17 pores, tandis que la surface ventrale est dépourvue de pore ou possède quelques pores commisuraux. Les chlorocystes sont exposés sur les deux faces de la feuille avec un exposition plus importante sur la face dorsale.  Sphagnum majus est commun dans les zones boréale et subarctique d'Europe, d'Asie septentrionale et d'Amérique du Nord orientale mais rare sur la côte occidentale. Deux sous-espèces sont décrites chez Sphagnum majus : subsp. majus  et subsp. norvegicum. Dans les stations où les deux sous-espèces croissent ensemble, la distinction macroscopique entre les deux sous-espèces est assez aisée à cause des différences de couleurs, de formes du c...

Les Orthotrichum s.l. épiphytes: la saison commence !

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A partir de la fin de l'hiver, la présence de sporophytes sur de nombreuses  espèces  d' Orthotrichaceae permet leurs identifications.  Un petit topo des dix espèces communes en Wallonie : Nyholmiella obtusifolia      Petite espèce dioïque facilement identifiable par son apex foliaire arrondi et ses nombreuses propagules. Nyholmiella obtusifolia (Flône, Amay) Pulvigera lyellii    Cette espèce est un r obuste Orthotrichaceae dioïque très propagulifères et possédant des marges foliaires planes. Pulvigera lyellii (Les Awirs, Flémalle) Lewinskya affinis     Le plus commun des Lewinskya en Wallonie, ce robuste Orthotrichaceae possède des capsules émergentes striées et une coiffe faiblement pileuse.   Lewinskya affinis (Haneffe, Donceel) Lewinskya speciosa     Lewinskya robuste possédant des capsules exsertes et des coiffes fortement pileuses Lewinskya speciosa (Les Awirs, Flémalle) Lewinskya striata     Es...

Hedwigia striata y es-tu ?

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Actuellement quatre espèces d' Hedwigia sont connues en Europe Occidentale : Hedwigia ciliata, H. emodica (syn. H. ciliata var. leucophaea), H stellata et H. striata. Hedwigia emodica (Castifao, Corse) Clé de détermination des Hedwigia d'Europe occidentale (adaptée de Flora Briofitica Iberica Vol 5) : 1 - Cellules apicales et médianes du limbe avec 1(-2) papilles par cellules, généralement pédicellées  ----- Hedwigia stellata  1' - Cellules apicales et médianes du limbe avec (1-)2-4(-5) papilles par cellules, généralement non pédicellées ----- 2 Papilles uniques chez H. stellata , face dorsale (à gauche) et papilles multiples chez H. ciliata , face ventrale (à droite) Papilles non pédicellées chez H. ciliata (à gauche) et papilles pédicellées chez H. stellata (à droite) 2 - Feuilles plissées longitudinalement; présence de dents géminées sur la partie basale de la marge foliaire ----- Hedwigia striata 2' - Feuilles planes (sans plis); marge foliaire entière dans sa...

Sphagnum subnitens Russow & Warnst.

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Sphagnum subnitens est une espèce subocéanique principalement présente en Ardenne où elle est assez rare. Cette sphaigne montre une nette tendance minérotrophique bien que cette inclinaison soit moins marqué dans les régions océaniques où elle peut se développer dans des zones ombrotrophes. Large tapis de Sphagnum subnitens en condition ombrotrophe  (Lagoa do Fogo, Açores) De taille modérée, cette sphaigne présente un capitulum assez large et de longues branches. La couleur du capitulum est assez variable allant du vert, ocre, brun au rouge. Cependant le centre du capitulum est souvent vert. Capitulum de S. subnitens montrant le centre vert et les longs rameaux divergents Autre caractéristique macroscopique intéressante pour identifier S. subnitens , les feuilles raméales de cette sphaigne montre une iridescence métallique à l'état sec. Ce caractère n'est partagé qu'avec S. subfulvum qui n'est pas connu en Belgique.   Gros plan des feuilles raméales de S. subnitens...

Prospecter en Hesbaye...

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  Située à l'est de la région limoneuse, la Hesbaye sèche est la région de la Wallonie qui possède la plus faible diversité spécifique en terme de bryophytes. Ce bas plateau est couvert d'une épaisse couche de loess reposant sur un socle calcaire filtrant ce qui entraine un réseau hydrographique peu développé et donc très peu de vallons. De plus c'est une des régions les moins humides de Wallonie avec env. 700-750 mm de précipitations annuelles et qui est battue par les vents. Enfin, le plateau est largement dévoué à l'agriculture intensive. Bref, c'est pas le site de prédilection des bryologues... Prenons le carré IFBL F6.36 (Donceel), en dehors des larges cultures, il est traversé par l'Yerne et un de ses affluents : le ru de Pêchereuw. Dans le petit vallon de ces deux ruisseaux, on trouve quelques zones humides, pâturages, vieux vergers et taillis. L'Atlas des bryophytes (2015) y répertorie 49 espèces de mousses et 6 hépatiques soit 55 espèces de bryophyt...

Eurhynchium angustirete (Broth.) T. J. Kop.

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En Wallonie, deux espèces d' Eurhynchium sont présentes : le très commun E. striatum et le très rare E. angustirete . En fait, E. angustirete préfére le climat continental et devient très commune dans le sud-est de l'Allemagne. En Wallonie, elle est principalement présente sur quelques sites éparpillés dans le district ardennais selon l'Atlas des Bryophytes de Wallonie. Récemment, une première station  découverte pour le district mosan a été rapportée dans Natura Mosana (2018) 71 15-20. Eurhynchium angustirete (Fond d'Oxhe, 20/12/2020) Eurhynchium angustirete est plus massif que E. striatum . De plus, l'apex de ces feuilles n'est pas aigu. La distinction des deux espèces est donc très facile sur le terrain. Feuilles raméales : E. angustirete (gauche) et E. striatum (droite)

Homalothecium lutescens (Hedw.) H. Rob.

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Les Homalothecium sont caractérisés par leurs feuilles triangulaires longuement acuminées et fortement plissées longitudinalement. Tout le monde connait Homalothecium sericeum qui est une pleurocarpe très commune en Wallonie. H. lutescens n'est pas beaucoup plus rare mais est plus thermophile et demande des substrats plus riches en bases que H. sericeum . La distinction macroscopique des deux espèces ne posent pas vraiment de problèmes.  Homalothecium lutescens (Les Awirs, 25/12/25020) Homalothecium sericeum sur un mur de brique (Haneffe 25/ 12/2020) H.sericeum : base la marge crénelées,  caractéristique que H. lutescens ne possède pas. Par contre, H. lutescens pourrait être confondu avec Brachythecium glareosum qui croît dans les mêmes habitats. Cependant les feuilles de B. glareosum ne sont aussi triangulaires et sont moins fortement plissées que celles des Homalothecium .  Feuilles raméales : Brachythecium glareosum (gauche) et Homalothecium lutescens (droit...